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    "Ca devient du harcèlement moral." Ce cadre de préfecture, dans un département rural, ne mâche pas ses mots. Pour tenir les objectifs -Brice Hortefeux a fixé à 25000 le nombre d'étrangers en situation irrégulière à expulser avant la fin de l'année- il faut nourrir une machine administrative et judiciaire d'une complexité inouïe. Les préfets mettent la pression sur les troupes. A tous les étages. Il faut aller chercher les immigrés en situation irrégulière dans les coins les plus reculés. Pour un résultat final peu probant. Après les policiers, les gendarmes et les magistrats, les agents des préfectures expriment leur nausée.

    Voici son témoignage: Nous sommes en situation de harcèlement moral. Cela fait en gros cinq ans que cela dure (depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, ndlr). Dans notre petit département, le taux d'immigrés dans la population est inférieur à la moyenne nationale. Nos objectifs sont peu élevés par rapport aux grandes villes . Pourtant, même chez nous, tout le monde craque au bureau des étrangers. Pourquoi? Procéder à l'expulsion des étrangers est dur humainement. Surtout quand il s'agit de démunis -soit la quasi-totalité d'entre eux. Il y a aussi les convictions personnelles de chacun en la matière.

    http://www.rue89.com/2007/10/05/expulsions-le-temoignage-du-malaise-dans-les-prefectures


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  • <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="La France" w:st="on">La France</st1:PersonName> est régulièrement le théâtre d'empoignades politiques violentes, chiffres contre chiffres, à propos de l'immigration. Cette situation est largement le résultat de l'obstination des services de l'État qui refusaient d'appliquer les définitions appropriées. Heureusement, la fin de cette cacophonie est en vue et c'est sans nul doute à Bruxelles que nous devrons cette « paix des chiffres ».

    Un règlement européen relatif aux statistiques communautaires sur la migration a été adopté le 11 juillet dernier (CE-862-2007). En l'état, les statistiques sur les flux migratoires sont incomparables tant les définitions divergent. Ce règlement nous « pendait au nez ».

    Que dit-il d'essentiel ? Il définit l'immigrant dans l'UE comme la personne physique qui y établit sa résidence habituelle pour une période atteignant ou supposée atteindre douze mois au moins. Cette définition, conforme aux recommandations des Nations unies, est celle que j'ai essayé de faire entrer dans les moeurs françaises depuis près de vingt ans et qu'il était possible de mettre en oeuvre dès le milieu des années 1990 à partir du fichier du ministère de l'Intérieur (AGDREF).

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    http://www.lefigaro.fr/debats/20070906.FIG000000045_immigration_l_europe_nous_apporte_la_paix_des_chiffres.html

    [Merci Nicole]


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    Voilà bientôt trois décennies que la " question " des migrations occupe le devant de la scène de nos sociétés. Cela commence à faire beaucoup. Et elle est de plus en plus enveloppée dans des discours ouvertement racistes et xénophobes. Il est urgent de changer notre regard. Qu'on le veuille ou non, l'immigration va encore se poursuivre. Elle viendra de toutes parts. Ou bien on la perçoit comme une menace, et alors c'est la politique de l'obsession anti-immigrés qui prévaut, ou bien on la prend comme un défi, et alors elle appelle à une lutte sans concessions contre toutes les démagogies qui taraudent le lien social, chez nous, aujourd'hui. Il faut le dire clairement : l'immigration est nécessaire car elle est un moyen de puissance économique, sociale et culturelle, pour la France comme pour l'Europe. Et il faut avoir le courage de réaffirmer que notre avenir, c'est celui d'une nation humainement métissée et culturellement unie autour des valeurs républicaines de solidarité, de liberté et de respect de la dignité des citoyens. C'est ce que ce livre démontre. Et ce pourquoi il plaide. Sami Naïr s'appuie autant sur les études les plus récentes que sur sa propre expérience - il a été le premier délégué interministériel au Codéveloppement et aux Migrations internationales (1998-1999) - pour décrire ces grands courants migratoires non seulement en France mais aussi ailleurs dans le monde. Son analyse est portée par la ferme conviction que ces mouvements de populations sont positifs pour les nations qui les accueillent comme pour les pays d'origine qui peuvent en tirer avantage. Car le codéveloppement est la solution la plus efficace et la plus réaliste pour faire de l'immigration une forme nouvelle de coopération entre les pays riches et les pays pauvres.

    Biographie de l'auteur : Professeur d'université, ancien député européen, Sami Naïr est l'auteur de nombreux ouvrages dont Une politique de civilisation (avec Edgar Morin, Arléa, 1997), L'Immigration expliquée à ma fille (Seuil, 1999), L'Empire face à la diversité (Hachette littératures, 2003.)


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    Vous avez été délégué aux migraions internationales dans le gouvernement Jospin, puis député européen, proche de Jean-Pierre Chevènement. Les drames de Ceuta et Melilla, les noyades répétées d'immigrants aux portes de l'Europe ne traduisent-ils pas l'échec des politiques migratoires ?

    Cette situation signe l'échec d'une politique mise en oeuvre depuis les années 1970, qui se caractérise par une fermeture drastique des frontières, entraînant une augmentation à la fois de l'immigration familiale, de l'immigration clandestine et des demandes d'asile. Ce qui se passe aujourd'hui était à prévoir et il n'y a aucune raison pour que cela cesse tant que l'Europe comme la France continueront d'avoir une politique d'immigration instrumentale. Les inégalités de développement se sont considérablement creusées ces dernières années.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-838654,0.html


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    Si les règles fixées par le ministre de l'Intérieur sont trop dures, des critères de sélection restent nécessaires.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Depuis plusieurs semaines, la mobilisation de familles et d'enseignants, au sein de nos écoles, témoigne d'une solidarité et d'une humanité admirables. Malheureusement, le discours des uns et des autres n'est pas toujours exempt de dérapages, et je condamne les propos inacceptables de certains qui comparent <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> d'aujourd'hui à celle de l'Occupation, le sort des enfants sans papiers expulsables et celui des enfants juifs déportés. Cette comparaison n'est pas seulement fausse, elle est indécente. Cette rhétorique est certes mobilisatrice mais, du président Bush aux militants du Réseau éducation sans frontières, elle cache mal une volonté de fermer le débat démocratique. M. Sarkozy n'est pas M. Le Pen, M. Le Pen lui-même n'est pas Hitler. La reductio ad hitlerum , trop souvent utilisée à gauche, a fait la preuve de son inefficacité au cours des vingt dernières années.

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/196123.FR.php


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