S'agissant de l'Irak ou du dossier israélo-palestinien, chacun en convient désormais aux Etats-Unis, plus rien ne sera comme avant le rapport Baker-Hamilton. Même si les suites immédiates en sont incertaines, le constat est sans appel et il est remarquable que ce soient, une fois encore, les propres ressorts de la démocratie américaine qui aient fonctionné pour que l'opinion prenne la juste mesure de l'immensité de la tragédie irakienne, reprenne conscience de l'impérieuse centralité du drame palestinien et se voie proposer un changement de politique dans l'ensemble de la région.
Dans le même temps et en dépit des apparences, quelques signes encourageants sont apparus en Israël. S'ajoutant à la disponibilité avérée de l'opinion sur un Etat palestinien.
En l'espace de quelques semaines, l'initiative arabe pour une paix globale dans la région, plus connue sous le nom d'initiative Abdallah, a été déclarée recevable par le premier ministre Ehoud Olmert et son ministre israélien de la défense, Amir Peretz.
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